4 septembre 2026 — Journée de dialogue sur la crise haïtienne.
À 10h, nous avons été reçus par le Bureau des Nations unies en Haïti pour échanger sur les élections et l’insécurité. À 14h, le Consensus politique national et une délégation de Pitit Dessalines ont rencontré la délégation de la CARICOM à l'hôtel Montana, pour poursuivre les échanges sur la crise, la sécurité, la gouvernance de transition et les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles.
Notre position est claire : pas d’élections sans un minimum de sécurité, sans inclusion et sans garanties démocratiques. Priver une partie de la population de son droit de vote en raison de l’insécurité reviendrait à porter atteinte à l’exercice du droit citoyen et au principe même d’une élection démocratique.
Une élection est un acte souverain. Elle doit se tenir sur l’ensemble du territoire national, sans tutelle ni occupation : les mercenaires doivent partir. Ils ont échoué dans leur mission de rétablissement de la sécurité.
Nous avons évoqué le retour à un exécutif bicéphale, dans le respect de l’architecture institutionnelle de la Constitution de 1987 amendée, notamment des dispositions de ses articles 148 et 149 relatives à l’exercice du Pouvoir exécutif en période d’empêchement ou de vacance présidentielle.
Nous avons également plaidé pour l’application du Plan de sécurité nationale, la tenue de la Conférence nationale souveraine, la révision du cadre électoral, la mise en place de conditions inclusives pour les candidatures, le Plaidoyer d'État soumis aux OI et la Proposition de sortie de crise soumise à la Caricom.
La sécurité, la souveraineté et la démocratie ne sont pas négociables. Les élections doivent être une véritable sortie de crise, et non une nouvelle source de crise.
@BINUH_UN @OEAHaiti @AmbCanHaiti @cep_haiti @USEmbassyHaiti @ambafranceht @SG_CARICOM @CARICOMorg @SDesras
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