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Cet article des Echos confirme ce que je dénonçais il y a une semaine : la hausse de la charge de la dette s’explique principalement par le poids toujours plus important des obligations indexées sur l’inflation (OATi). Les taux d’intérêts actuels sur les obligations à dix ans ne pèsent que sur le volume des levées d’emprunts de 2026, soit seulement 10 % de la dette totale. C’est une responsabilité politique car le gouvernement n’a rien fait quand en 2022 ces OATi ont commencé à avoir un effet très négatif sur notre charge de la dette. Quand l’inflation revient, les OATi coûtent cher aux finances publiques. Les Allemands l’ont compris dès 2023 et ont arrêté d’utiliser cet instrument (source : ministère des finances allemand, BMF-Monatsbericht Januar 2024) : » En gardant les OATi (ou leur équivalent allemand), un scénario de hausse élevée de l’inflation « entraînerait des coûts très élevés s'il venait à se réaliser" » "(...) une accélération rapide et une forte hausse de l'inflation. En conséquence, le coût de ces obligations ainsi que leur part dans les charges d'intérêts du budget fédéral ont nettement augmenté, absorbant en peu de temps une part significative des économies réalisées antérieurement" Une fois n’est pas coutume, nous aurons dû les imiter au lieu de trop satisfaire les marchés financiers.
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