Le témoignage glaçant livré par Julia Layani au festival de courts métrages LGBTQIA + Chéries Chéris fait froid dans le dos. Parce que juive Julia s’est vue ostracisée dans le festival dont elle faisait partie du jury. Au nom de la solidarité avec Gaza. Évidemment. Et du progressisme cela va de soi. On a tous en mémoire un(e) militant(e) « Queer for Palestine » à côté d’autres qui arboraient les couleurs du Hamas. Je salue l’universalisme de ces militant(e)s LGBT qui s’obligent à être solidaires de Gaza sans un mot sur le fait qu’on y applique la charia et donc que les homosexuels y sont pourchassés et menaçés. C’est leur manière d’être constants sur le silence des massacres du 7 octobre qui avaient une dimension sexuelle qui ne les a pas davantage interessés au motif qu’ils ont été commis de l’autre côté de la frontière, en Israël. Petite et parfaite démonstration de comment on bascule d’une minorité progressiste et libertaire à un groupuscule sectaire aux méthodes totalitaires. Si vous voulez comprendre pourquoi Ferré a dit un jour : « la gauche est une salle d’attente pour le fascisme », lisez le bouleversant récit de Julia dans ce Festival.
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