En apprenant la disparition d'Édouard Balladur, je ressens un profond chagrin. Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami. J'ai travaillé à ses côtés pendant de longues années et je n'aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance et sans son amitié. Il s'est tenu auprès de moi dans les bons moments comme dans les épreuves, et son affection ne m'a jamais manqué.
Son existence a été longue, mais son départ laisse un vide immense. Jusqu'à ces derniers mois, jusqu'à ces dernières semaines encore, nous avions l'habitude d'échanger longuement sur notre pays et sur les femmes et les hommes politiques que nous connaissions l'un et l'autre. Nous étions si souvent en parfaite harmonie, de convictions comme de sentiments.
Bien loin de l'image que pouvaient en avoir ceux qui ne le connaissaient pas, Édouard Balladur était un homme sensible et profondément attachant. La mort de son épouse, qu'il aimait tant, fut la plus grande épreuve de sa vie.
La France perd un grand serviteur de l'État. Il fut un Premier ministre et un ministre des Finances dont l'action marquera durablement notre pays.
Je pleure ce soir la perte de l'un des hommes qui aura le plus compté dans ma vie. Qu'il repose en paix aux côtés de son épouse, et que ses enfants trouvent ici l'expression de l'affection que Carla et moi leur portons. NS
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